En apothéose

En apothéose
Le record du monde et la médaille d'or du relais 4X50m ont conclu en apothéose la dernière journée des championnats d'Europe en petit bassin. Derrière Amaury Leveaux, et ses acolytes, c'est toute la natation française qui se porte bien avec de l'or pour Hugues Duboscq et Alexandra Putra.

Ils avaient envie de terminer collectivement sur un moment énormissime. Dans la matinée, les forfaits conjoints d'Amaury Leveaux, Alain Bernard et Fabien Gillot des séries du 200m nage libre laissaient supposer d'une volonté commune de frapper très fort en finale du relais 4X50m nage libre. Pour briller ensemble, chacun était prêt à rogner sur des chances avérées de médaille individuelle. Quelques heures plus tard, l'histoire aura donné raison aux quatre mousquetaires tricolores. "Aujourd'hui c'était une seule et même équipe. C'est vrai qu'il y a eu beaucoup d'individualités et c'est normal, c'est la compétition qui veut ça. Mais là, c'était un seul et même nageur", a affirmé à l'arrivée le champion olympique du 100m.

Sur les coups de 18h20 dans le bassin de Rijeka, le quatuor français pulvérise le record du monde de la discipline en signant un temps de 1'20''77 (ndlr: Le 4X50m n'étant pas au programme des championnats du monde, il ne s'agit pas officiellement, selon la fédération internationale, d'un record du monde mais d'une meilleure performance mondiale). En établissant en deux temps (1'22''38 en séries avec Antoine Galavtine à la place de Leveaux) une marque inférieure de plus de 3 secondes au temps de référence établi en 2007 par le relais suédois, les sprinters français ont réalisé un gigantesque exploit.

Duboscq, enfin !

Bien lancé par un Alain Bernard revanchard (20''68 soit la deuxième meilleure performance mondiale), totalement mis sur orbite par Fabien Gilot et Amaury Leveaux (respectivement 20''33 et 19''93 lancés) et conclu en feu d'artifice par Fredérik Bousquet (19''87), le relais tricolore est allé chercher le 7e titre et la 20e médaille de la natation française à Rijeka. A titre de comparaison, rappelons que les Bleus n'avaient ramenés que 13 médailles, dont seulement 4 d'or, lors du précédent euro en bassin de 25m en 2007 à Debrecen en Hongrie.

Un peu plus tôt dans l'après-midi, le Havrais Hugues Duboscq avait enfin connu les honneurs de la première marche du podium sur un grand championnat. Le triple médaillé de bronze olympique, 2e vendredi du 100m brasse derrière l'Ukrainien Igor Borisik, s'imposait, soulagé, en finale du 100m brasse. En plus du titre, le protégé de Christos Paparrodopoulos s'adjugeait le record d'Europe de la distance en 2'04''59. "Je suis vraiment très content d'avoir enfin une médaille d'or, d'avoir été premier du début jusqu'à la fin de la course. La Marseillaise, c'est quand même un sacré hymne qui me prend personnellement au coeur", expliquait avec bonheur le nouveau champion d'Europe à sa sortie du bassin.

Objectif Rome

Dans la foulée, Alexandra Putra et la prometteuse Alexianne Castel, qui avaient éliminé Laure Manaudou en série, prenaient les deux premières places de la finale du 200m dos, signant ainsi le quatrième doublé tricolore de ces championnats d'Europe après le 50m nage libre masculin (1/Leveaux, 2/Bousquet), le 100m nage libre masculin (1/Leveaux, 2/Gilot) et le 400m nage libre féminin (1/Balmy, 2/Muffat). Toujours chez les filles, Sophie de Ronchi, sur le 100m brasse, et Diane Bui Duyet, sur le 100m papillon, allaient, quant à elles, chercher l'argent. Pour la néo calédonienne, véritable spécialiste du bassin de 25 mètres, qui battait au passage le record de France (56''83), la 2e place pouvait néanmoins avoir un goût amer tant elle avait semblé à son aise jusque dans la dernière longueur où la Danoise Jeanette Otessen était venue lui souffler la victoire.

Héros de cet Euro en petit bassin, Amaury Leveaux n'a pas été en reste sur cette dernière journée. Après ces titres et records du monde en 50m et 100m nage libre et avant l'apothéose collective avec le relais, le Mulhousien avait fait montre de sa polyvalence sur le 50m papillon. Recordman du monde de la distance depuis les championnats de France d'Angers, le protégé de Lionel Horter répondait une nouvelle fois présent en améliorant la marque au cours des séries (22''18) avant de s'adjuger une troisième médaille d'or individuelle en disposant aisément de ses adversaires en finale, quelques minutes seulement avant le départ du 4X50. "C'est quand même pas mal. Chaque course, un record du monde, que des médailles d'or, que des prize-money! C'est extraordinaire. Je profite. Je sens que les gens m'apprécient. Je leur rends la pareille. Je m'éclate", résumait enthousiaste la nouvelle star du sprint français.

Fort de son nouveau statut d'homme fort de la natation tricolore, Amaury Leveaux va maintenant devoir confirmer. A partir de maintenant, l'objectif ce sont les championnats du monde à Rome, en juillet prochain. Comme Bernard, Balmy, Manaudou ou Duboscq, le vice-champion olympique du 50m ne doit penser qu'à ça. On a déjà hâte d'y être...

# Gepost op maandag 15 december 2008, 15u00

Leveaux détrône Bernard

Leveaux détrône Bernard
Amaury Leveaux s'est imposé lors de la finale du 50m nage libre en battant le record d'Europe d'Alain Bernard en 21"38. Ce dernier l'accompagnera à Pékin. Laure Manaudou s'impose sur 200m dos.

On attendait Alain Bernard, on a eu Amaury Leveaux. Le nageur de Mulhouse a effacé le requin d'Antibes des tablettes du 50m nage libre en lui chipant son record d'Europe en 21"38. Le record d'Eamon Sullivan a une fois de plus tremblé mais n'est pas tombé. Pour un dixième. On savait aussi qu'un nageur candidat au podium olympique ne serait pas de la partie à Pékin sur cette distance. C'est finalement Frédérick Bousquet (21"72) qui restera sur le bord du bassin.

Mais l'essentiel était ailleurs dans cette finale. En nageant en moins de 21"50, Amaury Leveaux vient, une fois de plus, de montrer qu'il faudrait bien compter avec les nageurs français à Pékin. "Je pensais vraiment battre ce record d'Europe, c'est ce que je fais, ça fait plaisir. Un record d'Europe, c'est fantastique." Le nageur était même fier d'avoir battu l'ex-recordman du monde. "J'ai battu Alain (Bernard), c'est ma référence quand même" , a déclaré le Mulhousien à sa sortie du bassin.

Frédérick Bousquet a peut-être raté sa qualification pour les JO sur 50m nage libre mais il peut se consoler avec sa performance sur 100m papillon. Le nageur de Marseille a explosé son record de France en 51"50 (précédent record: 51"83 la veille) et partira en Chine avec Christophe Lebon qui a pris la médaille d'argent.

Du côté des filles, la natation tricolore s'était découverte une championne avec Laure Manaudou, il y a fort à parier que celle-ci devra partager la tête d'affiche avec d'autres nageuses. Samedi, Malia Metella a montré que sa performance de la veille en finale du 100m nage libre n'avait rien d'anormale et qu'elle était bien de retour. En réalisant un temps de 24"83, la médaillée d'argent à Athènes sur 50m nage libre se qualifie pour la finale de dimanche et améliore du même coup son record de France.

Laure Manaudou de son côté continue de se rassurer après son traumatisme du 400 m nage libre. La nageuse de Lionel Horter a remporté le 200m dos en 2'06"64 battant son record de France et s'approchant de 2 centièmes du record d'Europe de Krisztina Egerszegi datant de 1991. "Je suis super contente parce que je finis bien ces championnats de France. Même si c'était difficile de laisser passer la défaite du 400 (m nage libre), j'ai su me concentrer sur le dos."
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# Gepost op maandag 15 december 2008, 14u33

Gewijzigd op maandag 15 december 2008, 14u54

Leveaux: "Moi, je l'ai fait"

  Leveaux: "Moi, je l'ai fait"
Amaury Leveaux, quadruple médaillé d'or et recordman du monde sur les championnats d'Europe de natation en petit bassin, a changé de statut cette semaine à Rijeka. Fort de son nouveau rôle de locomotive du clan tricolore, le Mulhousien est revenu sur son époustouflant week-end croate.

AMAURY LEVEAUX, comment avez vous vécu ce relais 4x50 m nage libre?

A.L. : Quand je plonge, je ne pense qu'à un truc, c'est toucher le mur pour passer le relais au suivant. On est une équipe, on s'encourage. Les prochains qui vont le battre, ce sera nous et personne. On s'est dit: le record qu'on va faire, il faut qu'il soit monumental. Mais 1'20''... Qui va le battre? Nous! Il va falloir envoyer maintenant! J'ai dit qu'il fallait lancer une bombe au début. On a tous parlé. J'ai dit à Alain: c'est à toi, c'est ta revanche à prendre sur tout ce qui s'est passé cette semaine. Ca ne s'est pas passé comme tu le souhaitais. Maintenant, il faut que tu montres que tu es là.

En laissant Bernard partir le premier, vous preniez le risque de perdre votre record du monde sur 50 m libre?

A.L. : Je m'en fous. On était là pour le relais 4x50. Je perds le 50, c'est pas grave. Un record, c'est fait pour être battu. C'était plus l'état d'esprit d'équipe. Je lui ai dit dans la chambre d'appel: tu bats mon record. Et il nage super bien.

Comment avez-vous abordé chacune de vos courses?

A.L. : J'ai nagé pour le plaisir, vraiment. Chaque course je la prenais presque à fond. Ce matin quand je vois le record du 50 pap en séries, je sais même pas comment j'ai fait! Ca a été plein d'émotions et je pense que je vais m'en rappeler. J'étais venu ici pour deux records du monde et trois médailles, mais pas d'or. Je pense que le contrat est très bien rempli. Je sais pas du tout quoi dire. C'est super bien.

Il va falloir confirmer maintenant?

A.L. : A chaque fois que je fais une médaille, faut confirmer derrière. Là, j'ai pris de la confiance. Je sais que Lionel (Horter), c'est l'entraîneur qu'il me faut. La structure de Mulhouse aussi. Après je vais continuer à faire ce que je fais vu que je le fais bien. Les choix qu'on a fait depuis un an avec Lionel, c'est parfait."

Qu'avez-vous appris sur cette compétition?

A.L. : Ne pas réfléchir, ne pas penser aux courses. Vivre l'instant comme il vient. C'est une route toute droite. Il ne faut pas essayer d'aller cueillir des pommes dans un pommier à côté. C'est s'éclater, voilà. Tu commences, tu fais record du monde, tu te dis: allez demain, on retente. Et en fait tu vois que tu es super en forme. Et tu lâches plus l'affaire.

Etes-vous fier de vous?

A.L. : "Oui, quand même. Quatre médailles d'or, c'est la première fois que ça arrive. J'étais venu avec un objectif qui était bidon à côté de ce que je viens de faire. Je suis fier de moi et de Lionel, qui a fait des choix qui aujourd'hui ont porté leurs fruits."

Vous êtes entrain de devenir une star. Est-ce que ça vous inquiète?

A.L. : "Je vois pas pourquoi je me prendrais la tête. Il suffit de rentrer chez moi dans deux jours. Je vais les foutre dans mon placard et voilà, suivant!

Vous allez être très attendu sur des duels avec Alain Bernard.. .

A.L. : Lui, il s'entraîne pour être meilleur, moi pareil. Je vous avais dit qu'il était battable, que les clés je les avais. La preuve, je l'ai prouvé. J'ai battu son record du monde, même éclaté. Il sait de quoi je suis capable maintenant. Il a vu. Je ne sais pas s'il se dit dans sa tête: je peux nager 44 secondes. Moi, je l'ai fait."
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# Gepost op maandag 15 december 2008, 14u31

Bernard: "Un bon week-end"

  Bernard: "Un bon week-end"

Au terme d'une éprouvante semaine de reprise qui l'a vu doubler 50m et 100m à Stockholm et à Berlin, le triple médaillé olympique Alain Bernard s'est dit satisfait de sa condition. Avec deux victoires en Allemagne, le champion olympique de Pékin monte en puissance.

Alain BERNARD, c'était un bon week-end à Berlin ?

Alain Bernard : Oui, parce que j'arrive à nager mieux qu'à Stockholm, à mettre de plus en plus ma nage en place. Sur 50 m, ça a été très brouillon. J'étais assez frustré de terminer 5e à Stockholm. Je fais 21''2, c'est à 1 centième de mon meilleur temps. Ca fait un bon doublé, un bon week-end.

La compétition était d'un niveau relevé...

A.B. : C'est important de pouvoir s'imposer quand il y a de la concurrence et que personne n'est sûr de gagner. J'ai vraiment été bien mis en confiance ce matin (ndlr: dimanche), alors j'avais un bon ascendant psychologique cet après-midi. J'étais bien dans ma tête, j'étais serein. C'est grâce au travail que je fais dans l'eau. Ce n'est pas un hasard si j'ai retrouvé un niveau assez élevé assez tôt dans la saison. C'est parce que j'ai beaucoup progressé ces trois dernières années. Du coup, je pars de moins loin pour retrouver le même niveau.

Vous avez nagé en patron ce week-end?

A.B. : Ce n'est pas d'être le patron, c'est d'être le meilleur. On travaille dur pour avoir cette place. J'y suis bien. Ca peut très vite basculer aussi (...). Je peux très bien tout gagner jusqu'à Rome (Mondiaux 2009) et perdre à Rome. Ca, ce serait nul.

Comment qualifieriez-vous votre semaine de reprise?

A.B. : Riche. Très enrichissante, parce que je suis parti d'assez loin, dans la tête, dans la fatigue physique. Je me voyais pas du tout faire ça aujourd'hui. Faire 46''2 et 21''2 à Berlin, on m'aurait dit ça j'aurais signé tout de suite ! Je suis fier d'avoir réussi à mettre des choses en place assez vite. J'arrive à m'améliorer d'une compet sur l'autre, ce que je m'étais fixé aussi.

Est-ce une découverte ce que vous avez appris cette semaine?

A.B. : J'aurais fait la même semaine il y a un an, je n'aurais pas appris la même chose que cette semaine-là, parce qu'aujourd'hui il y a le statut, il y a tout le monde qui veut me battre (...). Après la rentrée, il y a eu une période de doute parce que j'étais assez fatigué dans l'eau. Est-ce qu'on est capable de vraiment se remettre en question ? Je me le dis mais est-ce que je suis vraiment capable de me remettre en question, d'accepter des remarques à gauche à droite ? En fait, oui, j'en suis capable parce que Denis (ndlr: Auguin, son entraîneur) m'a dit des choses pour me faire réagir quand ça n'allait pas."

Dans ces moments-là, n'avez-vous pas envie d'arrêter?

A. B. : J'ai envie de me donner à fond tant que j'ai pas le sentiment d'avoir atteint mes limites. Même le jour où je les aurais atteintes, peut-être que je sentirai encore un petit truc. Il faudra toujours que ça reste du plaisir.

Pourriez-vous mettre un terme à votre carrière après les Championnats du monde à Rome (juillet 2009) ?

A.B. : Pourquoi pas. Qui sait ? Si je n'ai plus envie de nager, ce serait une bonne décision. Mais pour le moment j'ai encore envie, et pour quelques années j'espère. Je ne me suis pas fixé Rome comme le terme de ma carrière, quoi qu'il arrive. Dans ma tête, le minimum c'est deux ans, même si on se projette sur quatre ans.
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# Gepost op maandag 17 november 2008, 14u02

Laure Manaudou, son nouvel amour, encore un nageur

 Laure Manaudou, son nouvel amour, encore un nageur

Laure Manaudou ne semble choisir ses petits amis que dans les bassins de piscines. Après Luca Marin, Benjamin Stasiulis, voici son nouveau coup de coeur, Frédérick Bousquet.


Ca y est, le c½ur de Laure Manaudou est à nouveau pris. Et c'est encore un nageur qui a réussi à la faire chavirer. Exit donc l'italien pas très finaud Luca Marin, exit aussi Benjamin Stasiulis, qui a été près d'elle dans la tourmente. Voici Frédérick Bousquet, un autre nageur français. C'est le magazine Voici en kiosque depuis ce week-end qui dévoile cette nouvelle idylle, photos à l'appui.

On y découvre une Laure Manaudou dans les rues de Marseille, à nouveau heureuse, à nouveau prête à croquer la vie à pleine dent. Bien sûr, comme souvent ce nouveau bellâtre de la natation s'entraîne au même endroit que Laure Manaudou, au Cercle des nageurs de Marseille. Et comme Laure, c'est un champion de la natation.

Ainsi ce dernier est revenu avec une médaille d'argent des JO de Pékin, grâce à sa performance, mais aussi à celle d'Alain Bernard, Fabien Gilot et Amaury Leveaux, lors du 4x100m nage libre. De quoi redonner l'envie à Laure Manaudou de se donner et de suivre le rythme de ces champions

# Gepost op maandag 27 oktober 2008, 16u40